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Audit SEO d'un site média : ce qu'il faut regarder en plus

Un site de presse publie tous les jours, vit de Discover autant que de la recherche, et traîne des années d'archives. Un audit SEO générique passe à côté des trois.

Mis à jour le

Trois canaux, trois lectures

La recherche, Google Discover et Google Actualités n'obéissent pas aux mêmes règles, et Search Console les sépare. Additionner leurs clics dans une seule courbe, c'est se condamner à ne rien comprendre d'une baisse.

L'audit lit donc seize mois de données pour chacun, par page et par jour. La recherche répond à des requêtes. Discover pousse des articles à des lecteurs qui n'ont rien demandé, pendant une fenêtre de quelques jours. Google Actualités récompense la rapidité et le reportage original. Un même article peut réussir dans l'un et échouer dans les deux autres, pour des raisons sans rapport.

Nous le savons pour le vivre : adn.media est le service d'audit d'un groupe qui édite lui-même des sites de presse depuis 2005.

Ce que Discover demande

Une image principale à la bonne taille

Google recommande des images d'au moins 1 200 pixels de large, et la directive max-image-preview:large pour les afficher en grand. Nous ne nous fions pas à ce que la page déclare : les dimensions réelles de chaque image annoncée en og:image sont lues sur le fichier lui-même. Une image annoncée en 1 200 pixels et servie en 800 ne se voit pas dans le code source.

Des titres qui tiennent leur promesse

Le title, le og:title, le H1 et le headline du balisage sont comparés entre eux. Quand ils divergent, c'est rarement voulu. Et un titre qui promet plus que l'article ne donne se paie dans l'engagement après le clic, que l'audit mesure sur les seules pages servies par Discover.

Une dépendance qui se mesure

Quelle part du trafic vient de Discover, sur combien d'articles, avec quelle régularité ? Un site dont dix articles font la moitié des clics du mois n'a pas une audience, il a des coups de chance. Le rapport chiffre cette concentration et sa volatilité, parce que c'est elle qui décide de ce qu'une mise à jour de Google peut coûter.

La fraîcheur est une affaire de serveur autant que de rédaction

Publier vite ne sert à rien si Google l'apprend tard. L'audit suit le chemin d'un nouvel article : le sitemap d'actualité et les flux RSS sortent-ils du cache dès la publication, ou héritent-ils de la règle globale du CDN et restent-ils figés une heure ? Le flux est relevé deux fois, à deux minutes d'écart, et comparé au dernier article du site.

Viennent ensuite les dates. Une seule date de publication, lisible, identique dans la page et dans le balisage. Des mises à jour qui correspondent à un vrai changement du texte : redater un article sans le modifier finit par rendre toutes les dates du site suspectes. Et pas de dates parasites dans la page, celles d'une liste « à lire aussi » par exemple, qu'un moteur peut prendre pour celle de l'article.

Qui publie, qui signe

Pour un média, l'identité éditoriale fait partie du référencement. L'audit vérifie que l'éditeur est déclaré une fois et référencé partout de la même façon, que chaque auteur a une page et un identifiant stables, que ses domaines d'expertise correspondent aux articles qu'il signe vraiment. S'y ajoutent les politiques de transparence : principes de publication, corrections, vérification des faits, actionnariat.

Ces points ne se jugent pas sur une page. Il faut lire le balisage de tout le site pour voir qu'un même auteur y porte trois identités.

Les archives

Dix ans de publication quotidienne font des dizaines de milliers d'adresses, dont une bonne part ne reçoit plus ni clic, ni impression, ni visite de robot. L'audit croise Search Console, l'exploration et les logs pour dire lesquelles, puis propose un tri : ce qui se garde, ce qui se met à jour, ce qui se regroupe, ce qui se retire. Les pages de tag et les résultats de recherche interne passent par le même crible.

Le tri se décide sur des données, pas sur un âge. Un article de 2015 qui porte encore des clics n'a rien à faire dans une liste de suppression, et c'est le genre d'erreur qu'un élagage fait au jugé commet.

Et ce qui compte aussi

  • La publicité. Hauteur réservée des emplacements, chargement différé sous la ligne de flottaison, part de l'écran occupée : la densité publicitaire pèse sur l'éligibilité à Discover autant que sur les Core Web Vitals.
  • Le paywall. Balisage du contenu réservé, et ce que voit réellement un robot.
  • Le reportage original. Reprises, citations et regroupements : qui est identifié comme la source.
  • Les assistants IA. Ce que ChatGPT, Claude, Gemini et Perplexity citent du média, et ce que leurs robots en lisent, fait l'objet d'un audit de visibilité dans les assistants IA.

Ces points s'ajoutent à ceux de l'audit complet. Les thèmes qu'il couvre sont présentés sur la page Audit SEO.

Questions fréquentes

Peut-on auditer Google Discover alors qu'il n'y a pas de requêtes ?

Oui. Search Console fournit pour Discover les clics et les impressions par page et par jour, sur seize mois. On ne sait pas pourquoi un article a été poussé, mais on sait lesquels l'ont été, combien de temps, et ce qu'ils ont en commun : sujet, format, image, heure de publication.

L'audit explique-t-il une chute de trafic Discover ?

Il la date, la mesure, et la confronte au calendrier des mises à jour de Google et aux changements du site. Il dit ce que les données permettent d'établir et ce qu'elles ne permettent pas. Une coïncidence de dates est une piste, pas une cause démontrée, et le rapport ne la présente pas autrement.

Faut-il les logs du serveur ?

Ils ne sont pas obligatoires, mais sur un site média ce sont eux qui disent en combien de temps Google découvre un nouvel article et quelle part de ses visites part dans des archives sans intérêt. Sans eux, ces points restent « non mesurés ».

Pour les agences

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